Axe 2

Pouvoir de vie

 La commune doit être le premier rempart face à la précarité et aux inégalités qui affectent le quotidien.

Santé, logement, accès aux droits et pouvoir d’achat relèvent aussi de la responsabilité municipale.

Nous mobiliserons tous les leviers dont dispose la ville pour protéger les habitant·es, garantir des conditions de vie dignes et agir concrètement contre la hausse du coût de la vie.

 

Cliquez sur chaque rubrique ci-dessous pour découvrir nos propositions.

Santé et solidarité

  • Créer et développer un centre de santé communal. Il ne doit pas se limiter à l’accueil de médecins généralistes, de spécialistes et de professionnel·les paramédicaux·ales. Les soignant·es qui y exerceront comme salarié·es doivent bénéficier de cabinets adaptés, mais aussi d’assistant·es médicaux.ales et d’un secrétariat. 
    • Assurer une orientation vers les parcours de prévention et de soins, en complément des activités médicales. 
    • Créer une crèche municipale avec horaires atypiques dédiée aux enfants du personnel soignant et non soignant de l'hôpital public, du centre de santé et de tous les services de secours, peut aussi être un critère déterminant pour les jeunes professionnel·les de santé. L'attractivité de ce centre repose aussi sur des choix municipaux plus larges : qualité du cadre de vie, environnement sain, accès au sport, aux arts et à la culture, au logement et aux mobilités.

      Elles l’ont déjà fait : plus de 1800 communes ont déjà mis en place un centre de santé communal. En savoir plus.

 

  • Créer un relais pour les personnes en situation de handicap, les aidant·es ; le grand âge. Le maintien à domicile des personnes âgées et/ou en situation de handicap, constitue également un enjeu majeur pour notre département, face aux restrictions budgétaires continues. Les dispositifs existants, tels que l'APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie) portée par le Département, ne suffisent plus à rendre viable l'accompagnement de fin de vie à domicile ni à soulager les aidant·es. Nous souhaitons travailler avec l’intercommunalité au recrutement d’aides à domicile en statut public, afin de répondre aux besoins croissants tout en améliorant les conditions de travail de ces professionnel·les. Nous porterons également un projet concerté à destination des aidant·es afin de leur assurer, entre autres, un droit au repos.

 

  • Défendre l'hôpital public d'Auch : même si la santé relève principalement de l’ARS, de la Région et de l’État, la municipalité ne peut rester une simple exécutrice de directives éloignées des réalités locales. La Mairie, qui préside le conseil de surveillance du centre hospitalier, aura la responsabilité de faire entendre la voix des Auscitain·es, de soutenir les professionnel·les et d’impulser des dynamiques essentielles autour de l’attractivité de l’hôpital. Cela passe notamment par la défense de ses capacités d'accueil, de ses filières, et par le développement de plateaux techniques adaptés aux besoins départementaux, afin de répondre durablement aux enjeux de santé publique à Auch et plus largement dans le Gers.

 

  • Veiller à ce que soient bien mises en œuvre les sessions d’initiation aux premiers secours à destination des enfants en fin de primaire, conformément à la loi. La municipalité organisera des formations aux gestes de premiers secours, à destination des élèves en fin de primaire n'ayant pas reçu cette initiation, ainsi qu'à des groupes d'adultes volontaires.

 

  • Vivre en bonne santé  dans un environnement sain :  La santé ne se limite pas aux soins, elle concerne aussi le cadre de vie. Bien se nourrir, grandir et vieillir dans un environnement agréable, limiter l’exposition aux substances nocives dès le plus jeune âge sont des enjeux de santé publique. Nous nous engageons à agir sur l’alimentation, la restauration collective, les lieux d’accueil de la petite enfance, la promotion de l’activité physique et la lutte contre les nuisances, notamment sonores.

Justice sociale locale

  • Coordonner les services publics, municipaux (CIAS) et les associations du social afin de mettre en commun leurs bonnes pratiques déjà existantes et les regrouper en une Maison Citoyenne intégrant un guichet unique des services publics. Il ne s'agit pas de remplacer l'existant mais d'en améliorer la visibilité afin d'en augmenter l'accès, par des permanences, tout en luttant contre le non recours aux droits.

 

  • Répondre aux besoins en accompagnant·es d'élèves en situation de handicap (AESH) des établissements primaires publics en embauchant des personnels en statut public pour renforcer l'inclusivité et mieux accompagner nos enfants dans leur scolarité.

 

  • Lutter contre le harcèlement et les violences sexuelles et sexistes, contre les violences intra-familiales en mettant en place une formation auprès des agent.es municipaux et l’ensemble du personnel des écoles primaires et des associations accueillant du jeune public et porter ce dispositif auprès de la communauté des communautés pour l’étendre aux activités extra-scolaires. Mettre en place un partenariat avec l’association « Les papillons » dont le dispositif éprouvé permet de prévenir et lutter contre le harcèlement et les violences intra-familiales ou en milieu scolaire.

    En savoir plus sur le dispositif « Les papillons »

 

  • Soutenir et accompagner les structures et collectifs auscitains engagés contre les discriminations et les violences faites aux femmes, en valorisant leurs actions, leurs bonnes pratiques et leur savoir-faire.

 

  • Renforcer la lutte contre l'habitat indigne en utilisant les arrêtés d’insalubrité ou de péril, afin de contraindre « les marchands de sommeil » à réaliser les travaux nécessaires dans leurs logements. 

 

  • Mettre en œuvre  le droit de préemption urbain pour acquérir des biens détenus par des banques ou des entreprises à la suite de saisies, afin de les transformer en logements accessibles. Nous engagerons également une réflexion sur la fiscalité locale (notamment la taxe sur les logements vacants et sur certains bâtiments professionnels inoccupés) afin de remettre sur le marché les biens inutilisés et limiter l’étalement urbain, conformément à l’objectif de « Zéro artificialisation nette » (ZAN).

 

  • Soutenir les initiatives comme les coopératives d’habitation, l’habitat partagé et intergénérationnel, ainsi que les modèles mutualistes et solidaires. Ces formes d’habitat favorisent l’entraide, réduisent les coûts et recréent du lien social. La mise en place ou l’adhésion à un Organisme de Foncier Solidaire (OFS) doit permettre de dissocier le foncier du bâti afin de maintenir durablement des logements à prix accessibles. 

 

  • Relancer le logement social en se conformant à la loi Solidarité renouvellement urbain (SRU) afin d'atteindre a minima 25% de logement sociaux (contre 18% aujourd'hui).

 

  • Accélérer la rénovation thermique des résidences principales, en développant des accompagnements financiers municipaux pour les propriétaires aux revenus modestes, en lien avec les institutions et organismes compétents.

Pouvoir d'achat et vie quotidienne

  • Mettre en place les achats groupés portés par la municipalité : mutuelle de santé et d'assurance des biens et des personnes afin de réduire les coûts pour tous·tes. Cette démarche pourra être étendue à tous les besoins pour s’adapter au changement climatique. 

 

  • Assurer la cantine gratuite dans les écoles primaires pour les familles les plus en difficultés puis étudier son extension à l’ensemble des familles.

 

  • Lutter contre la précarité menstruelle en achetant des produits hygiéniques écologiques en achats groupés avec un accès gratuit dans les bâtiments publics. 

 

  • Ouvrir des toilettes publiques supplémentaires, notamment en toilettes sèches, ainsi qu’avant la fin du mandat, des douches publiques non mixtes.

 

  • Booster le commerce local en instaurant un chéquier municipal de réductions, distribué aux foyers et valable exclusivement chez les commerçants locaux volontaires qui permettra de stimuler la consommation de proximité sans peser lourdement sur les finances communales. Ce type d’initiative, qui a déjà fait ses preuves ailleurs, repose sur un principe d’incitation douce et sur des partenariats locaux.

 

  • Développer l’économie circulaire avec une foire annuelle aux équipements sportifs de seconde main par exemple, ou encore un Noël solidaire dédié au réemploi.