Ville de demain
Préparer l’avenir, c’est transformer notre manière de penser la ville.
Face aux défis climatiques et sociaux, Auch doit devenir plus sobre, plus résiliente et plus vivable.
Nous voulons aménager autrement l’espace public, développer toutes les mobilités, redonner sa place à la nature et à la culture, et améliorer ainsi, concrètement, le quotidien de toutes et tous.
Cliquez sur chaque rubrique ci-dessous pour découvrir nos propositions.
Sobriété urbaine et adaptation climatique
- Fluidifier les déplacements en ville et mieux partager l’espace public : généraliser la limitation à 30 km/h, interdire par arrêté municipal le transit des camions sur différentes plages horaires ciblées et élaborer un véritable plan de circulation et d’aménagement de la voirie intégrant pleinement les mobilités douces, afin de sécuriser les trajets à pied et à vélo.
- Garantir des transports publics réellement accessibles à toutes et tous, en agissant sur l’accessibilité physique, avec des arrêts adaptés et des véhicules accessibles aux personnes à mobilité réduite (PMR), et en adaptant l’ensemble du réseau aux usages réels des habitant·es, pour qu’il devienne une véritable alternative à la voiture individuelle.
- Reprendre la maîtrise du service public des transports urbains. Revoir en profondeur les tracés, les horaires et la fréquence des lignes pour les adapter aux usages réels des habitant·es, associer les salarié·es et leurs représentant·es aux décisions, garantir des conditions de travail dignes et un service fiable. Cette refonte constituera la première étape vers une régie publique des transports à l’horizon 2028.
- Ramener la nature en ville : créer une véritable coulée verte pour les activités de plein air, garantir un accès aux arbres et aux espaces verts pour chaque habitant·e, et renforcer la biodiversité en développant une trame verte et bleue cohérente sur l’ensemble de la commune.
- Déminéraliser la ville pour lutter contre les îlots de chaleur et redonner toute sa place au vivant. Viser au moins 12 m² d’espaces verts par habitant à moins de 10 minutes à pied, en plantant arbres et haies avec le concours des habitant·es et des écoles. Il s'agit non seulement d'offrir aux usagers plus de fraîcheur, mais aussi de nouveaux lieux de partage et de lien social.
Pour aller plus loin : le site « Plus fraîche ma ville »
- Continuer de transformer les cours d’école en véritables cours « oasis » : plus de verdure, plus d’ombre, plus de biodiversité. Consacrer au moins 40 % des surfaces au végétal (arbres, plantes aromatiques, fleurs) et aménager des espaces variés — de jeux, de calme ou de classe en extérieur — pour que chaque enfant y trouve sa place.
Elles l’ont déjà fait : à Bordeaux, l'école du Pas Saint Georges.
- Poursuivre le projet « rues scolaires » afin de protéger nos enfants lors des entrées et sorties d'école, tout en étudiant la possibilité de l'élargir vers les collèges et lycées. La fermeture temporaire ou pérenne de certaines voies aux abords des écoles, tout en maintenant l’accès aux personnes à mobilité réduite et aux services d’urgence, contribuera à protéger nos enfants et à les encourager à venir, pour celles et ceux qui le peuvent, à pied ou à vélo.
- Former dans un premier temps l’ensemble des élu.es et des agent·es aux enjeux climatiques et déployer la Fresque du Climat. Proposer en parallèle des ateliers d’initiation ouverts aux Auscitaines et Auscitains afin de sensibiliser largement à la transition écologique.
Pour aller plus loin : le site de la Fresque du climat
- Renforcer la prévention pour faire reculer les incivilités et les délits. Les gardien·nes de la paix seront redéployé·es au plus près des habitant·es, avec une brigade de proximité dans chacun des sept secteurs. Les moyens consacrés à la « vidéoprotection », dont l'inefficacité est aujourd'hui largement documentée, seront réorientés vers davantage d’agent·es de terrain et d’éducateur·rices spécialisé·es.
Économie locale responsable
- Mettre fin à la multiplication des zones d’activités en périphérie qui est une vision du développement économique héritée d’un autre temps. Car une ZAC (comme celle encore aujourd'hui envisagée à Naréoux) ne crée pas l’activité : les projets existent d’abord, puis leurs porteurs recherchent un site adapté à leurs besoins, à leur modèle économique et à leur capacité d’investissement. Nous le savons aujourd'hui, croire que l’organe crée la fonction est une illusion coûteuse.
- Accompagner le développement économique en réhabilitant les friches, bâtiments et surfaces déjà aménagées. Développer l’économie, ce n’est pas bétonner davantage de terres agricoles, c’est construire un modèle plus sobre, plus responsable et plus cohérent avec les enjeux écologiques et financiers contemporains.
- Refondre la politique de la commande publique et des appels d’offres : l’ensemble des candidats aux appels d’offres signeront et respecteront une charte de réduction de l’empreinte environnementale et de respect de la cohésion sociale (insertion professionnelle, handicap, promotion de l’égalité de traitement et de la diversité).
Ville inclusive et culture émancipatrice
- Faire de la culture un véritable espace d’émancipation en soutenant la création locale, indépendante ou associative, en élaborant un schéma municipal de développement culturel et en limitant les délégations de service public dans ce secteur.
- Assurer la pratique sportive et culturelle à nos enfants grâce au Pass’Auch annuel (50€ pour les enfants de moins de 13 ans, 30€ pour ceux de plus de 13 ans) à utiliser auprès d'associations culturelles, artistiques et sportives partenaires.
- Financer des médiateur·rices culturel·les de proximité, en lien avec les structures professionnelles du territoire, pour renforcer l’accès aux pratiques artistiques.
- Ouvrir une filière bilingue publique français-occitan dès le primaire.Et mettre également tout notre poids pour obtenir le retour de l'enseignement de l'occitan en lycée (il y a été supprimé en 2019) et développer sa présence dans les collèges.
- Par ailleurs, soutenir toute initiative si un collectif de parent·es se structure pour créer une école associative immersive Calandreta
- Soutenir la présence de l’occitan dans la vie locale : activités périscolaires, signalétique bilingue, initiatives culturelles et valorisation dans la programmation municipale.
- Désigner des référent.es handicap sur la base du volontariat, qui seront formés dans chaque service de la mairie, et les associer à tous les projets afin que plus aucun nouvel équipement ne soit conçu sans intégrer l'accessibilité des personnes en situation de handicap.
- Promouvoir l’accessibilité universelle et lutter contre le validisme, l’espace public et les services municipaux doivent être accessibles à tous les profils d’usagers.
- Revoir les critères d’évaluation des programmations culturelles et des festivals pour inclure pleinement la parité femmes-hommes et la décarbonation.